10.02.2006
Lord of war

Hollywood se politise et les réalisateurs s'engagent . Ce film je n'en n'avais pas entendu parler surement trop omnubilée par Brokeback mountain mais il vaut vraiment le détour .
L'histoire ressemble à celle de Blow (l'histoire d'un trafiquant de drogue aux Etats-Unis dans les années 80 ) ; un homme ukrainien d'origine ( cela prend toute son importance dans le film) venant d'Odessa (comme par hasard le nom de la rue du cinéma ) se lance dans la vente illégale d'armes . Il commence par vendre des balles mais à la chute de l'union soviétique il se lance dans le lourd et récupére les stocks n'ayant pas servi pour la guerre qui n'a jamais eu lieu . Il devient le maître de la guerre , distribuant ses armes aux dictateurs de tous pays (dont l'ancien "président " du Liberia accusé de crime contre l'humanité en Sierra Leone ) sans jamais s'impliquer dans les conflits .
Au delà du trafic d'armes , un thème jamais encore exploité aux Etats-Unis , on découvre une face cachée du monde et des différents conflits interethniques , civils et mondiaux .
Le film commence sur cette phrase " il y a environ 550 millions d'armes à feu en circulation dans le monde . Cela fait 1 personne sur 12 armée . La question est de savoir comment faire pour équiper les 11 autres " . Le personnage principal joué par Nicolas Cage ne se soucie guère des conséquences de ses ventes , il veut être le meilleur car il sait qu'il est bon à ça , il ne s'implique pas , ne prend pas parti . Comme il le dit il est un mal nécessaire pour les gouvernements comme celui des Etats-Unis car il vend des armes à des gens avec qui George Bush n'aimerait pas être photographié .
En prime dans le film la petite histoire de l'arme à feu la plus vendue dans le monde , la Kalashnikov ; " Of all the weapons in the vast soviet arsenal, nothing was more profitable than Abdomat Kalashnikova model of 1947. More commonly known as the AK-47, or Kalashnikov. It's the worlds most popular assault rifle. A weapon all fighters love. An elegantly simple 9 pound algemation of forged steel and plywood. It doesn't break, jam, or overheat. It'll shoot whether it's covered in mud or filled with sand. It's so easy, even a child can use it; and they do. The Soviets put the gun on a coin. Mozambique put it on their flag. Since the end of the Cold War, the Kalashnikov has become the Russian people's greatest export. After that comes vodka, caviar, suicidal novelists. One thing is for sure, no one was lining up to buy their cars. "
Le film pourrait être un documentaire tellement il est réaliste au niveau historique , c'est d'ailleurs cela qui fait peur . Comme dit la femme de Nicolas Cage dans le film , Bridget Moynahan , "I have failed at everything, Yuri, but I won't fail as a human being. " . En tant qu'être humain on ne peut ne pas être sensible à ce film .
10:15 Publié dans Visites culturelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Arts et culture


Commentaires
très bonne critique... sauf un léger "contresens" vite pardonné sur la fin :
"En tant qu'être humain on ne peut ne pas être sensible à ce film".
Je pense que tu voulais dire "Insensible".
En tous cas, je rattrappe ce que j'aurais du faire depuis longtemps. te voilà en bonne place dans les "blogs bon esprit" ;-)
Keep Blogging !
on ne peut pas ne pas être sensible = on ne peut pas être insensible ?
Ecrit par : baz | 13.02.2006
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